On n’imagine plus vivre sans GSM. Bien que certains continuent à s’inquiéter des niveaux de rayonnement des mâts GSM, personne ne semble vraiment se préoccuper des rayonnements émanant des appareils eux-mêmes. Quoi qu’il en soit, personne n’est réellement prêt à renoncer à son GSM pour des raisons de sécurité.

Il existe de très nombreuses différences entre le niveau de rayonnement des antennes GSM, des GSM eux-mêmes, des antennes WiFi, des antennes de radiotélévision, des téléphones DECT ou des talkies-walkies. Des mesures montrent que le fait d’être exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne GSM émettant un rayonnement d’un volt par mètre équivaut au niveau auquel on est exposé quand on téléphone avec son GSM pendant quatre minutes. Si l’on téléphone dans un endroit où la réception est mauvaise – ce qui accroît les rayonnements émis par le GSM lui-même –, on atteint le même niveau après seulement dix secondes. En effet, si la réception est mauvaise, le GSM doit émettre davantage pour établir la connexion avec le mât. Le rôle des antennes GSM est manifestement mal perçu par le grand public.
Idées fausses
Il est manifeste que l’opinion publique s’inquiète de l’utilisation de la technologie mobile sans fil. La plupart des gens ne considèrent cependant pas qu’elle représente un danger majeur. Une étude effectuée par le bureau Synovate indique que les gens pensent – à tort - qu’une antenne GSM est plus dangereuse que le téléphone lui-même. Dans la liste comprenant tous les risques pour la santé, les répondants ont classé le téléphone mobile en dixième position, après le tabac, la pollution de l’air, les rayonnements radioactifs et les particules fines notamment. Synovate a également constaté qu’il existait parmi le grand public de nombreuses idées fausses concernant les niveaux de rayonnement effectifs et les principes de fonctionnement du GSM et de l’antenne GSM.
Informations erronées
Près de 70 % des répondants pensent à tort qu’un GSM émet des rayonnements en permanence – même lorsqu’il n’est pas utilisé pour envoyer des sms ou pour téléphoner. Selon 60 %, l’augmentation du nombre d’antennes GSM entraînerait un niveau de rayonnement plus élevé, alors que c’est exactement l’inverse. Près de 80 % des répondants croient que plus l’antenne GSM est éloignée, moins l’utilisation du GSM est dangereuse. Ils se trompent sur ce point également : lorsque la distance entre le GSM et l’antenne augmente, l’appareil émet davantage de rayonnements pour établir la connexion. Malgré toutes ces inquiétudes, qui ne reposent pas toujours sur des informations exactes, la moitié seulement des utilisateurs de GSM interrogés ont l’intention de prendre des mesures concrètes (par exemple téléphoner moins souvent avec leur GSM). En outre, 36 % environ n’estiment pas nécessaire de modifier leurs habitudes en la matière.
Aucun motif d’inquiétude
Au début de l’année, on a reparlé de l’inquiétude suscitée par le niveau des rayonnements émis par les antennes GSM en raison de l’ordonnance du parlement bruxellois visant à ramener les normes de rayonnement des antennes GSM de 20 à 3 volts par mètre.
Pourtant, les scientifiques s’interrogent sur le bien-fondé des projets visant à diminuer le niveau de rayonnement des antennes GSM. “Ces antennes ne doivent pas être une source d’inquiétude”, déclare Luc Verschaeve, professeur de toxicologie à l’Université d’Anvers. “Personnellement, je m’inquiéterais plutôt des rayonnements émis par les antennes-relais de radiotélévision. Mais on n’en parle pas. Le problème des antennes GSM est surtout un problème de perception.”
Effet inverse
D’après le professeur Verschaeve, réduire la puissance des antennes GSM n’a guère de sens. “Cela ne changerait pas grand-chose pour la population” , estime-t-il. “Il est vrai qu’avec les nouvelles normes, le rayonnement dans les environs immédiats d’une antenne sera plus faible qu’à l’heure actuelle. Reste à savoir qui se trouve régulièrement aussi près de ces antennes.” Sur le plan technique également, il n’est pas toujours possible de réduire la puissance des antennes sans provoquer un effet inverse au niveau du rayonnement des GSM. D’après Luc Verschaeve, aucun argument scientifique ne permet d’affirmer que le niveau de rayonnement actuel des antennes GSM est dangereux. “D’un autre côté, il n’est bien entendu pas vraiment possible de prouver que quelque chose ne présente aucun risque. On peut toujours découvrir des effets inconnus à ce jour.”
Effets à long terme ?
Les opposants au GSM déclarent que la technologie n’existe pas depuis assez longtemps pour savoir si elle présente des risques pour la santé à long terme. “C’est vrai”, admet Luc Verschaeve, “mais on a déjà effectué de nombreuses études sur le cancer sur des animaux de laboratoire qui avaient été exposés à des rayonnements pendant toute leur vie. Par ailleurs, le GSM est déjà utilisé depuis une vingtaine d’années. Les effets à long terme devraient donc déjà être visibles.” Le problème réside toutefois dans l’absence d’une population de contrôle permettant d’effectuer une comparaison. Tout le monde est exposé aux rayonnements. “Selon Luc Verschaeve, les médias sont en partie responsables de la mauvaise réputation des mâts GSM auprès du grand public.” C’est celui qui crie le plus fort qui est entendu. Les médias s’intéressent davantage aux études sur le caractère nocif présumé des mâts GSM, même si celles-ci ne sont pas vraiment fondées du point de vue scientifique.”
La prudence s’impose
Le professeur Verschaeve estime qu’il faut être prudent. “Prendre des précautions n’est jamais mauvais. Mais le fait est qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucun argument scientifique prouvant que la puissance actuelle des mâts GSM est trop élevée.” D’après lui, il n’y a pas non plus de raison de s’inquiéter en cas d’utilisation normale d’un GSM – et ce malgré le niveau de rayonnement un peu plus élevé. “Une fois de plus, il n’existe pas d’arguments scientifiques. Bien entendu, certaines personnes sensibles peuvent ‘ressentir’ quelque chose lorsqu’elles téléphonent avec un GSM. Mais cette sensation peut tout aussi bien être d’origine psychosomatique. Et même si elle est réelle, cela ne veut pas dire qu’il y a danger pour autant.”
Un atout considérable
“Il faut bien évidemment tenir compte du principe de précaution”, déclare également Martin Zizi, professeur de neurophysiologie à l’Université Libre de Bruxelles. “S’il s’avérait que les mâts GSM posent un problème, celui-ci serait facilement résolu : les antennes peuvent en effet être déplacées. A l’heure actuelle, la majorité des rayonnements proviennent cependant des téléphones et non des mâts. Le principal risque réside dans la qualité et l’assemblage des GSM ainsi que dans les habitudes d’utilisation. Cela fait dix ans que je lis dans les revues scientifiques qu’un GSM émet davantage de rayonnements qu’un mât. Mais c’est là une information qui n’est pas relayée par les médias.” Tout est question d’appréciation du risque. Chacun est libre d’utiliser fréquemment ou non son GSM. Chacun peut mettre en balance les risques potentiels et les avantages de la communication mobile. En revanche, la présence des antennes GSM nous est imposée. “C’est sans doute là la clé du débat. Le téléphone mobile représente un atout considérable sur le plan social. On peut considérer que les rayonnements émis sont le prix à payer.”
Faire preuve de bon sens
Cependant, Martin Zizi fait lui aussi remarquer qu’il n’existe actuellement aucune preuve de risques majeurs pour la santé. “S’il y avait vraiment un risque, on s’en serait certainement déjà rendu compte après vingt ans d’utilisation du GSM”, affirme-t-il. “Cela n’exclut pas que des effets puissent encore apparaître à terme mais cela prouve indirectement qu’à l’heure actuelle, l’effet est minime.” Dans la pratique, il n’est pas facile de mesurer l’effet général des rayonnements GSM sur l’ensemble de la population. Les résultats des études effectuées sur des cellules et des animaux de laboratoire ne peuvent pas être purement et simplement appliqués à l’être humain. Martin Zizi : “Nous devons toutefois être prudents. Mieux vaut ne pas laisser les enfants téléphoner trop longtemps avec un GSM. D’un autre côté, il ne faut pas abuser du principe de précaution pour modifier – sans le moindre fondement scientifique – les normes applicables aux antennes GSM par exemple. Il est important de mener le débat correctement en faisant preuve de bon sens.”
Executive Summary
L’opinion publique estime que l’exposition aux rayonnements émis par les antennes GSM est plus importante que dans le cas des appareils eux-mêmes. En fait, c’est tout le contraire. Il n’y a toutefois pas lieu de s’inquiéter. A l’heure actuelle, il n’existe aucun argument scientifique indiquant que les antennes GSM ou les GSM sont nocifs pour la santé.





Posted by: Erik Dehasque
Laten we in dit debat niet de positieve kant van mobiele telefonie vergeten. Door de snellere reactie in noodsituaties zijn er allicht mensenlevens gered.
Een ander voorbeeld van positieve sociale impact is mijn moeder. Zij is 75 jaar en rijdt nog met de wagen. Het feit dat ze een GSM op zak heeft geeft haar, en ook mij, een gerust gevoel. Of, zoals ik zelf voor had: autopech om 1h30 s’nachts op een autosnelweg in Denemarken. Dan ben je blij een GSM te bezitten.
Erik Dehasque.
Posted by: Dirk
Zoals Prof Zizi zei : met de mobiele telefoon hebben we veel meer voordelen dan nadelen gekregen
Posted by: Jean-Marie Stas
En zeggen dat de toestellen vandaag meer kracht hebben dan een PC van 10 - 20 jaar geleden.
Kleurenscherm, applicaties, user interface, processor, geheugen en dergelijke.
Posted by: Sanatate
thanks for useful info