Le gouvernement américain permet, à travers de ICANN, que les adresses internet soient définies et écrites en d’autres alphabets que le latin. L’arabe et le cyrillique (utilisé en russe) sont permis. Où cela nous mène-t-il ?
A première vue cela semble étrange, mais quand on y pense, cela a du sens. Il y a environ 1.6 milliards d’utilisateurs internet, mais plus que la moitié utilise d’autres langues avec d’autres alphabets. En prenant en compte le désir de la pénétration de l’internet dans le monde entier, il y aura de plus en plus de gens connectés qui ne connaissent qu’une seule langue, leur langue maternelle (et son alphabet associé). Ces gens seront contents de pouvoir utiliser l’internet dans leur language natif, ce qui est chose excellente.
Mais ceci nous confronte au revers de la médaille : nous ne comprendrons plus leurs adresses, sauf si nous comprenons leur langues et alphabets. Cela démontre la limite de l’humanité : nous ne pouvons pas connaître toutes les langues (en tout cas dans une seule tête), et nous n’évoluerons probablement pas vers une langue unique. En fait cette possibilité va renforcer la co-existence de différents systèmes linquistiques.
D’un autre côté, ceci va promouvoir des systèmes de traductions en ligne, traduisant les adresses et les contenus. Un autre effet secondaire est la sécurité : que ferons-nous quand nous recevrons des émails nous invitant à cliquer sur des adresses que nous ne pouvons lire ? Pour des entreprises voulant toucher ces autres communautés, il faudra non seulement avoir le contenu dans ces langues, mais aussi les adresses.
Je me demande comment Google s’écrit en arabe et en cyrillique :-).





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