A vrai dire, le Cloud n’est pas vraiment nouveau. Ce terme signifie simplement que nous allons de plus en plus penser « réseau » et que nous aurons de moins en moins tendance à faire tourner toutes sortes de matériel et de logiciels localement. Et naturellement, nous œuvrons dans ce sens depuis des années déjà. Pensez à la téléphonie: auparavant nous possédions tous un répondeur automatique sur notre ligne fixe, de nos jours, nous utilisons simplement notre voicemail « in the cloud » sur notre téléphone mobile. Imaginez le tableau si nous devions tous traîner un répondeur automatique afin d’écouter nos messages GSM. Nous utiliserons de plus en plus d’applications en « réseau », sans plus du tout devoir nous soucier des systèmes qui tournent à l’arrière-plan. Le Cloud n’est donc assurément pas une révolution, mais l’évolution de la pensée réseau sans cesse croissante.
Toutefois, nombre d’entre nous éprouvent encore le besoin nostalgique de voir un « véritable appareil » et un datacenter propre tourner avec son propre serveur et ses propres logiciels. Si Cloud prolonge son évolution, le datacenter propre deviendra probablement un collector. De nos jours, cette évolution laisse de nombreux informaticiens perplexes: en effet, nous avons grandi avec une odeur de matériel informatique que nous aimons garder le plus près possible.
La prochaine génération d’utilisateurs a une autre vision des choses. Pensez à l’e-mail. La Génération Y, qui entre actuellement dans la vie active, trouve l’utilisation de Google Gmail bien plus pratique que l’e-mail de l’entreprise, et celle de MSN ou Facebook plus pratique pour communiquer que les systèmes internes de l’entreprise. De même, elle trouve bien plus simple de stocker et échanger des documents avec Google Docs qu’à l’aide de l’intranet de la société.
En tant que département IT, si nous ne faisons pas preuve d’attention, nous serons bientôt dépassés par le « Cloud ». En effet, le Cloud représente davantage que l’externalisation pure de matériel et de logiciels vers le réseau. Il offre également une kyrielle d’applications « basées sur le cloud » avidement utilisées par les collaborateurs.
Interdire cette tendance serait la réaction la plus stupide. La Génération Y réagirait assurément en montant sur ses grands chevaux. L’utilisateur Génération Y définit le travail comme suit: « La courte période de la journée au cours de laquelle je suis encore contraint d’utiliser l’ancienne technologie ».
Notre rôle d’IT Manager moderne n’est pas de ralentir. Au contraire, nous devrions montrer aux utilisateurs la voie qui mène aux bonnes applications dans le Cloud ainsi que la manière adéquate de les utiliser. Tenter d’enrayer la manœuvre nous serait fatal, mais cette approche exige de notre part une phase d’expérimentation et de test. Le Cloud n’est assurément pas une mode, mais si nous le négligeons, il pourrait devenir notre principal handicap.
May the Cloud be with you, always.






Posted by: Jonathan Beesoon
I agree that the generation shift is bringing a lot and as technology is not an obstacle for them it is imperative for corporations and their IT department to have control of the cloud services. Cloud services could be internal private cloud, public cloud services such as msn, google and social networks, and semi private cloud -SaaS delivered by service providers. One of the way to have granular control and security set is by using claimed based identity. The cloud will only be a success in enterprises that acknowledge the importance of Identity Management.