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Philippe Olivier

Dr. Philippe Olivier, Directeur Médical CHC et Président de la Fratem (Fédération Régionale des Associations de Télématique Médicale) et du Réseau Santé Wallon, quelle est la situation du dossier médical informatisé?

L’idée du Réseau Santé Wallon, c’est de proposer une approche décentralisée, à faible coût

Philippe Olivier

« L’idée d’un dossier médical informatisé au niveau fédéral a été écartée » explique le Dr. Philippe Olivier, Directeur Médical CHC et Président de la Fratem. « C’était un épouvantail! Ce qui peut être fait par les acteurs de terrain doit être fait par les acteurs de terrain. Avec le Réseau Santé Wallon, nous fédérons tous les hôpitaux de Wallonie. L’idée, c’est de proposer une approche décentralisée en fédérant les DMI des hôpitaux et des généralistes. Les informations détaillées du DMI restent localisées chez les prestataires de soins qui ont posé les actes médicaux. Seul, un index global est constitué et stocké sur les serveurs du RSW. Chaque prestataire concerné par un patient peut interroger le serveur et recevoir la liste des documents (résultat de radiologie, rapport d’hospitalisation, rapport de consultation, etc.) qui y ont été référencés pour ce patient. S’il juge utile de consulter un document, il peut, au travers du RSW, requérir ce document auprès du serveur local du prestataire ayant rédigé le document et l’obtenir en quelques instants. Actuellement, 30 des 40 hôpitaux de Wallonie sont entrés dans une phase test. Nous venons de finaliser le lien thérapeutique: c’est-à-dire prouver le lien entre le médecin et le patient. Dernière étape, le portail web, permettant la gestion du réseau par les différents acteurs, médecins et patients essentiellement, est en cours de développement  La phase opérationnelle est prévue pour courant 2010 voire fin 2009.

Mais pourquoi limiter cette approche à la Wallonie? « Ce projet est avant-gardiste en ce sens qu’il fédère les 40 hôpitaux de Wallonie et constitue un système volontairement ouvert tant d’un point de vue organisationnel que technologique et aussi bien vers Bruxelles que vers la Flandre. D’ailleurs, nous sommes en contact avec plusieurs hôpitaux de Bruxelles et de Gand. »

La question du coût est également importante. « Nous avons développé un concept à coût écrasé. Plusieurs partenaires privés ont proposé de nous aider, mais le prix aurait été nettement supérieur. Une journée comme celle-ci est en tout cas importante. Elle donne de la visibilité et des éclairages. De ce point de vue, Belgacom épouse clairement le rôle d’un facilitateur entre toutes les parties concernées ».

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