Responsable de la recherche et du développement en soins de santé, le Dr. Jean-Paul Dercq rappelle d’abord que la télémédecine couvre plusieurs aspects: la téléconsultation, le télédiagnostic, le télémonitoring, etc.
Le télémonitoring s’applique, pour des raisons épidémiologiques, surtout aux pathologies fréquentes et chroniques (cardiovasculaires et respiratoires). Toute une série de question doivent encore être résolues : formation du patient et de son entourage, formation des médecins associés au processus, formalisation et formation à la confidentialité de bout en bout, intégration des résultats au dossier du patient, intégration dans un processus de soins où les rôles sont définis et sont suivis, alarmes facilitant la lecture, information complète et préalable des patients et des prestataires sur la fiabilité et les coûts, délimitation de la responsabilité des médecins, intégration technique du monitoring de paramètres à d’autres fonctionnalités pour obtenir un outil « orienté utilisateur » : communication avec les prestataires, agenda des soins et des médicaments, revalidation, etc.
Enfin, intégrer les concepts de monitoring à des outils collectifs et électroniques de formation à la compréhension de la pathologie, de son traitement et de son suivi, à des outils de coaching, de regroupement des alarmes et supervision des interventions et de décision support.

